Blogues

Read The 5 Languages of Appreciation in the Workplace

I’ve just finished reading a wonderful book by Dr. Gary Chapman and Dr. Paul White in which they explain how to express and put into practice the five languages of appreciation in the workplace.  They use some great everyday examples.
At work, people express and receive appreciation in different ways. The 5 Languages of Appreciation is a great start to understanding how to encourage and motivate your employees. Gallup shows that engaged employees bread engaged / loyal customers. The good news is that there is no cost to put this method into place.
If your employees enjoy their work and feel appreciated, they will be loyal and work harder to help the company become successful.

 
The five languages of appreciation are as follows:
 
·         Words of affirmation: Basically this means that people receive your appreciation through your words.
·         Tangible gift: People who use this language express their feelings and appreciation by giving and receiving gifts.
·         Quality time: People who accept appreciation through quality time want to spend time with you. This means that they want your attention.
·         Acts of service: The ‘’acts of service’’ people are doers. Actions speak louder than words.
·         Physical touch:  Physical touch is a big deal in your relationships with people. You can express appreciation through a solid handshake or pat on the back. It is good to be mindful of boundaries, when using this language.
 
In this book, the authors refer to MBA Inventory (Motivating by Appreciation). This system only takes 15-20 minutes to complete online. It gives you an individual report, which is generated immediately.  It identifies the respondent’s primary language of appreciation, their secondary language, and the language of appreciation which is least important to them.  This inventory assists supervisors, managers, and coworkers in communicating appreciation to their colleagues in a way that is meaningful to the individual. It is important to have regular evaluation sessions with your employees to discover if their language of appreciation has changed over time.
 
It is good to know the differences between recognition and appreciation:
 
·         Recognition focuses primarily on performance or achievement.
·         Appreciation focuses on the value of the individual employee.
 
We should not only use this tool at work with but also in our everyday lives.
 
What a better place we would live in if we all used this method!
 
The book is a great read and can be purchased online at www.appreciationatwork.com.

Voyez quelque chose, dites quelque chose

J’étais récemment à l’aéroport de Seattle, dans l’État de Washington, quand j’ai entendu le message habituel de l’administration de la sécurité des transports des États-Unis. Vous savez ce que je veux dire : « Ne laissez pas vos bagages sans surveillance » et « Si vous remarquez quelque chose de suspect ou si vous voyez un bagage abandonné, signalez-le aux agents de sécurité ». On connaît la chanson. En fait, on la connaît tellement bien qu’on ne l’entend presque plus.
 
Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de nouveau.

 
Voyez quelque chose. Dites quelque chose 

Voilà la phrase accrocheuse que l’administration utilise pour diriger l'attention des gens sur les procédures de sécurité.
 
Dans mon cas, ce message m’a fait penser à la reconnaissance. Si vous voyez quelque chose qui mérite d’être souligné, dites-le sans hésiter. N’attendez pas pour en parler!
 
Que ce soit à l’aéroport, au bureau ou dans la cour d’école, la reconnaissance a toujours sa place. Soyez à l'affût des éléments positifs qui méritent d’être soulignés par la reconnaissance!
 
Voyez quelque chose, dites quelque chose 

The Golden Rule of Recognition


"Greed, for lack of a better word, is good. Greed is right. Greed works. Greed clarifies, cuts through, and captures the essence of the evolutionary spirit. Greed, in all of its forms, greed for life, for money, for love, knowledge has marked the upward surge of mankind."
- Gordon Gekko from the movie Wall Street

Who can forget Michael Douglas’ lines from Oliver Stone’s classic movie Wall Street?

Although the characters were fictional, the times they portrayed were real. Consolidation and mergers were the rage. Those were the days of “right-sizing,” “down-sizing” all code words for “you’re losing your job!”

Isn’t it ironic that today’s managers bemoan the lack of loyalty from their workers? Is it any wonder? We have taught employee’s not to expect any loyalty from the corporation. So why should they be loyal to the corporation.

It is called the ethic of reciprocity. Don’t expect loyalty if you don’t give loyalty. Likewise, don’t expect commitment if you don’t give commitment.
 
At Rideau, we call this the “Golden Rule of Recognition”… treat employees like you would like them to treat the company. You’ll be amazed how far a little loyalty goes in improving your retention rates.
Practice the “Golden Rule of Recognition” because loyalty is a two way street!

De la reconnaissance... pour les prisonniers?

J'ai lu un article dans l'édition du 23 mars du journal The Globe and Mail, qui racontait comment les responsables de l'administration pénitentiaire de la ville de Wuhan, en Chine centrale, ont recours aux récompenses pour aider les prisonniers à avoir une meilleure estime de soi. Ce récit a été rapporté par Orange News U.K.
Contexte: Il s'agit d'une prison à sécurité maximale de la province de Hubei. Les détenus peuvent recevoir des prix et des récompenses dans les situations suivantes :
·         Obéissance aux règles
·         Propreté de la cellule
·         Bon rendement académique
·         Aide aux autres détenus

 

 

Cérémonie de remise de prix : Le personnel de la prison organise des cérémonies qui s'apparentent à celles que l'on retrouve aux Jeux olympiques dans le cadre desquelles ils remettent des prix aux détenus méritoires.
Prix : Selon les renseignements restreints qui ont été donnés aux médias, les prisonniers reçoivent une fleur rouge — un chrysanthème si l'on se fie à la photo — un petit présent (qui n'a pas été décrit) et un certificat.
Résultats : Même si cela ressemble à un bon coup de relations publiques, un représentant de la prison s'est exprimé en ces termes : « Ce projet est bon pour le moral des prisonniers car il leur donne un but à atteindre et leur démontre que leurs efforts peuvent porter fruit. Ce sont d'importantes leçons à tirer pour ces gens qui quitteront un jour la prison pour retourner dans la société. »
Le chrysanthème donné aux prisonniers est originaire de la Chine ancienne. Il a par la suite été exporté au Japon puis dans le reste du monde. Cette fleur au riche héritage est souvent associée à la compassion, à la gaieté, au repos, à la beauté, à l'optimisme, à l'abondance, à la richesse, à l'amitié et à l'amour secret.
Il est intéressant de constater que la fleur rouge que l'on voit sur la photo symbolise l'amour. N'est-ce pas là la réelle signification de tout acte de reconnaissance, même dans une prison?
Pour une reconnaissance appropriée
Donnez une reconnaissance appropriée dans votre milieu de travail. Communiquez avec nous pour obtenir une évaluation, une stratégie écrite ou simplement pour vous renseigner sur l'art de donner de la reconnaissance de la bonne façon et pour les bonnes raisons. Appelez Roy Saunderson au 877-336-9601 ou écrivez-lui au RoySaunderson@Rideau.com

Une excellente lecture : MANAGING WITH A CONSCIENCE

How to Improve Performance Through Integrity, Trust, and Commitment by Frank K. Sonnenberg

Récemment, j’ai lu la deuxième édition du livre de Frank K. Sonnenberg intitulé Managing with a Conscience: How to Improve Performance Through Integrity, Trust, And Commitment.
Cet ouvrage m’a fortement impressionné et m’a permis de confirmer un certain nombre de croyances de longue date liées au côté relationnel du leadership. Il m’a aussi donné de bonnes idées sur la façon de mener mon entreprise vers la réussite.
En lisant le livre de Frank, nous apprenons à survivre dans l’ère de l’information très concurrentielle du 21e siècle. Nous y trouvons également neuf impondérables que bon nombre de personnes voient comme des « problèmes liés au personnel », mais que Frank considère comme étant essentiels pour une réussite à long terme.
Voici les neuf impondérables en question :

 

1.Favorisez le perfectionnement des employés qui seront profondément engagés dans la mission et les valeurs de l’entreprise et, plus important encore, qui travailleront avec passion à l’atteinte de ses objectifs.
2.Créer un environnement qui stimule la créativité et l’innovation, et qui se réinvente tous les jours.
3.Établir des priorités qui permettent de concentrer les efforts de l’entreprise et de ses employés sur les ressources qui offrent le meilleur potentiel de rendement.
4.Croire que la principale raison justifiant l’existence de l’entreprise est de fournir un excellent service à ses clients.
5.S’adapter continuellement à un marché en évolution.
6.Reconnaître que le temps est à la fois une ressource précieuse et fixe et, par conséquent, que la vitesse d’exécution fournit un avantage concurrentiel.
7.Mettre sur pied une organisation souple en collaborant avec d’autres entreprises.
8.Insister sur le fait que les réseaux personnels sont une façon très efficace de solliciter de nouvelles idées, d’accéder à de nouvelles sources d’information, d’accroître le développement des affaires et d’attirer de nouveaux employés.
9.Comprendre que la confiance qui existe entre l’entreprise et ses employés, fournisseurs et clients est l’élément de base pour former une équipe bien soudée.
L’intégrité, la confiance et l’engagement sont des éléments de base importants pour les entreprises qui veulent profiter d’une réussite durable. Ce livre, comme son titre l’indique, nous en apprend davantage sur la façon de traiter tous les jours avec ces impondérables.
Les grandes entreprises ne s’établissent pas par magie. Elles sont associées à de grandes marques et sont gérées par d’excellents dirigeants, qui savent bien qu’à l’ère de l'information, des éléments comme l’intégrité, la confiance et l’engagement favorisent une réussite durable.
Personnellement, j’ai l’intention de suivre les conseils de Frank à l’avenir.
 

“Thanks! GREAT Job” par Nelson Scott

Excellent travail!
 
Ces deux mots ont un impact considérable sur le rendement d’une personne dans une entreprise.
Mon ami Nelson Scott vient de publier un livre extraordinaire intitulé Thanks! GREAT Job!, destiné aux gestionnaires et aux superviseurs. Il leur explique comment s’y prendre pour mieux témoigner de la reconnaissance.

 
Dans cet ouvrage fort intéressant, Nelson se sert d’un acronyme judicieusement choisi, l’adjectif « GREAT », pour décrire les cinq éléments qui aideront les lecteurs à parvenir à maîtriser cet art d’une importance cruciale.
 
En effet, ce mot souvent utilisé nous rappelle que la reconnaissance exprimée doit toujours être sincère (Genuine), pertinente (Relevant), explicite (Explicit), appropriée (Appropriate) et opportune (Timely). Ces cinq étapes faciles nous apprennent non seulement à mieux reconnaître nos employés ou un effort d’équipe, mais aussi à favoriser les relations à long terme avec nos employés, et du même coup leur engagement envers l’entreprise.
Nous y apprenons également l’importance de la reconnaissance au quotidien, une méthode peu onéreuse qui est pourtant très efficace et qui revêt une grande valeur sur le plan individuel. M. Scott insiste tout particulièrement sur la grande importance d’être sincère avec les employés en expliquant qu’il s’agit là d’un élément clé de la reconnaissance – sans lequel la reconnaissance échoue.
 

Ce livre est un « incontournable » pour tous ceux qui veulent améliorer leurs relations avec leurs employés et devenir le plus reconnaissants possible. Vous pouvez vous procurer un exemplaire du livre de Nelson Scott à l’adresse  http://www.greatstaffrecognition.com/

 

Félicitations, Nelson, de cette grande réalisation!

10 Mistakes in Designing a Rewards Program

Dix erreurs à éviter lors de la mise sur pied d’un programme de récompenses
 
L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de récompenses ne suffisent pas nécessairement au succès immédiat. Il faut en suivre les règles.
 
J’ai énuméré ci-dessous les dix erreurs les plus courantes que font les leaders et les praticiens quand ils élaborent et mettent en œuvre des programmes de récompenses à l’intention de leurs employés.
 
Les voici :
 
Erreur numéro 1 : Ne pas tenir compte des antécédents
Ne concevez pas un programme de récompenses sans connaître les antécédents en matière de récompenses de votre entreprise. Il peut arriver que des récompenses soient utilisées ou distribuées à tort. Si ces récompenses sont considérées de façon négative, vous devrez corriger cette image.
 
Erreur numéro 2 : Ne pas bien évaluer vos récompenses avant de les décerner
Ne choisissez pas vos récompenses ou vos primes financières ou tangibles sans avoir tout d’abord déterminé les comportements à récompenser. Certains résultats requièrent des récompenses financières ou tangibles et certains comportements ne peuvent être modifiés que par le renforcement social.
 
Erreur numéro 3 : Fonder ses indicateurs clés de rendement sur des suppositions
Ne supposez pas que vous savez quels comportements devraient être récompensés pour produire les résultats commerciaux que vous souhaitez. Observez vos meilleurs gestionnaires et employés et parlez avec eux. Vous devez analyser leur rendement pour déterminer quels comportements vous devriez récompenser.
 
Erreur numéro 4 : Ne pas considérer les données objectives
Connaissez les objectifs de votre programme de récompenses et sachez comment vous allez mesurer les rendements. Assurez-vous de vous baser sur des données objectives, mais aussi sur des mesures subjectives d’efficacité.
 
Erreur numéro 5 : Récompenser les comportements indésirables
Ne récompensez pas ce qui ne mérite pas de l’être. Cherchez-vous à faire adopter des pratiques sécuritaires ou à recevoir en temps opportun des rapports sur la sécurité faisant état d’une diminution du nombre d’accidents? Vous obtiendrez ce que vous récompensez.
 
Erreur numéro 6 : Ne pas encourager les commentaires des employés
Un programme de récompenses est plus efficace quand les employés et les gestionnaires participent à sa mise sur pied. Demandez aux récipiendaires ce qui fonctionne et ne fonctionne pas et appliquez ces principes clés pour apporter des modifications.
 
Erreur numéro 7 : Ne pas tenir compte des résultats 
Ne créez pas un système de récompenses problématique. Si vous n’obtenez pas les comportements que vous recherchez, vous n’utilisez pas les bonnes récompenses ou alors vous ne les distribuez pas comme vous devriez le faire.
 
Erreur numéro 8 : Ne pas analyser l’ensemble de la situation
Fournissez à vos employés récompensés pour leur rendement exceptionnel les vraies raisons de cet honneur. Le fait de savoir pourquoi on reçoit une récompense favorise un comportement positif pour l’avenir.
 
Erreur numéro 9 : Ne pas exprimer sa reconnaissance
Quand vous remettez une récompense, n’oubliez pas d’exprimer sincèrement et clairement votre gratitude. Dites au récipiendaire ce qu’il a bien fait et comment il a fait une différence.
 
Erreur numéro 10 : Ne pas présenter la récompense d’une façon appropriée
Ne réduisez pas une récompense à une simple transaction. Prenez le temps de féliciter le récipiendaire publiquement ou en personne pour renforcer la relation.
 
Y-a-t‑il une erreur dans votre programme de récompenses que vous voudriez corriger? Communiquez avec nous pour résoudre votre problème ou atteindre votre objectif. Vous pouvez nous joindre au 877 336‑9601 ou nous écrire à l’adresse suivante : RoySaunderson@Rideau.com.

Crédibilité rime avec cohérence

Ah, le début d’une nouvelle année!
 
Alors que tout le monde reprend son souffle après les célébrations et le temps des fêtes, il faut éviter de se reposer sur ses lauriers. Même si vous avez l’impression que les primes de reconnaissance que vous venez tout juste de décerner le mois dernier ont fait le travail, vous devez maintenant les justifier. Il ne faut surtout pas considérer cette étape comme une corvée, mais plutôt comme une occasion de gagner en crédibilité. À NOTER : la cohérence génère la crédibilité.
 
Et de quelle façon? En voici trois :
 
1.    Soyez cohérents dans vos éloges. Ne vous contentez pas des soirées organisées dans le temps des fêtes pour féliciter vos employés. En effet, ils sont nombreux à être aux aguets pour voir si les sentiments exprimés à ce moment étaient sincères. Vos paroles sont maintenant votre meilleure façon de le leur prouver. Ce que vous soulignez et appréciez compte pour l’équipe et a beaucoup plus d’influence que les réprimandes et les excès de colère. Aidez vos employés à avoir confiance en la direction dans laquelle vous allez en leur donnant une rétroaction constante et positive.
 
2.    Soyez cohérents dans votre reconnaissance. Pour l’atteinte de nouveaux sommets, une attitude pleine de reconnaissance vous permettra de relever les défis et de surmonter les obstacles auxquels vous devrez faire face. La reconnaissance vous permet d’avoir un point de vue beaucoup plus large et d’être calme, patient et compréhensif. En plus de vous permettre de bâtir de meilleures relations, cette attitude est contagieuse.
 
 
3.    Soyez cohérents dans votre humilité. Les excellents leaders sont assez confiants pour être humbles. Vous devez vous entourer de personnes compétentes et leur donner le mérite qui leur revient. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais, si vous avez de la difficulté, rappelez-vous la deuxième règle. Quand vous manifestez beaucoup de reconnaissance, vous êtes en mesure d’apprécier les autres et n’avez aucun problème à braquer les projecteurs sur eux plutôt que sur vous‑même.
 
En fin de compte, si vous voulez être crédibles, vous devez être cohérents dans vos éloges, votre reconnaissance et votre humilité.

Can you give employees too much recognition?

Quite simply the answer is “No”.
 
You can’t give employees too much REAL Recognition – that is, meaningful acknowledgment or expressions of appreciation given in an authentic and genuine manner.
 
REAL Recognition™ is any thought, word or deed towards making someone feel appreciated for who they are and recognized for what they do. It’s about appreciating people and recognizing actions.
 
However, I do think you can give too much of the WRONG Recognition. You know the kind: the phony attempts to say “thanks”, patronizing comments, insincere gibberish, unspecific generalized expressions, belittling tone, inconsiderate gestures, and uncaring words and actions.
 
I can assure you there has never been a research study administered or an organizational employee engagement study conducted where the results came back and all employees unanimously said, “Will you PLEASE tell our managers to stop giving us so much recognition!!”
 
Never seen it. Never will.
 
In fact, the far opposite is more often the case
 
Now, as for rewards, which get misconstrued and misinterpreted as “recognition” – that’s another story.
 
Can you give too many rewards? Of course you can – just like you can eat too much candy. And like any living thing there is a saturation point for rewards. For rats it is 48 hits of the food pellet machine. You can figure out what your limit is later on.
 
When rewards are not properly understood and not administered correctly or in a meaningful way, you can certainly end up where tangible rewards has a negative impact on intrinsic motivation.
 
But more on that topic for another day.
 
Just don’t stop giving people recognition. OK?

Ce n’est pas qu’une question d’argent… la pyramide de Maslow est dépassée

Tout professionnel des RH connaît la pyramide de classification hiérarchique des besoins de Maslow. Le psychologue américain Abraham Maslow l’a présentée pour la première fois en 1943 dans un article intitulé « A Theory of Human Motivation ». Il a ensuite développé sa théorie dans un livre, publié en 1954, intitulé Motivation and Personality (traduction française : Devenir le meilleur de soi­même : besoins fondamentaux, motivation et personnalité). L’image, ci­contre, illustre sa théorie de base.
 
Je crois que la pyramide de Maslow doit être mise à jour, du moins en ce qui concerne l’Amérique du Nord.
 
Laissez-moi-vous expliquer. La théorie de Maslow a déjà eu sa raison d’être en Amérique du Nord. En fait, elle s’appliquerait aujourd’hui encore dans certaines régions du monde.
 
Mais les choses ont beaucoup changé en Amérique du Nord depuis 1943.
 
Selon Wikipédia, en 1945, près de 36 % des travailleurs américains étaient membres d’un syndicat. Or, ce nombre n’a cessé de chuter depuis la fin des années 1940. En 2008, le Bureau of Labor Statistics établissait la moyenne des travailleurs syndiqués à seulement 12,1 %.
 
Comment expliquer ce déclin?
 
Je crois que ce déclin s’explique par le fait que la société a changé et que le gouvernement a édicté des lois qui reflètent la volonté du peuple. Les syndicats ont perdu du terrain lorsque les gouvernements ont créé l’assurance emploi, l’aide sociale, l’assurance maladie, la sécurité de la vieillesse, les pensions de l’État et toute une gamme d’autres programmes protégeant les besoins de base de la majorité des gens. Et ces programmes, pour la plupart, sont applicables que la personne travaille ou non.
 
Il est vrai que dans certaines régions du monde, où les besoins humains de base ne sont pas satisfaits, la classification hiérarchique de Maslow s’applique toujours. Mais, à mon avis, aujourd’hui en Amérique du Nord, les besoins physiologiques ne constituent plus les fondations de la hiérarchie de Maslow. Il s’agit d’autre chose… quelque chose qui remonte à l’existentialisme.
René Descartes est un philosophe français qui a vécu de 1596 à 1650. Il est souvent appelé le « père de la philosophie moderne » et ses écrits sur l’existentialisme sont encore étudiés de nos jours. Son énoncé le plus célèbre est sans aucun doute le fameux « je pense, donc je suis », une maxime intéressante, soit, mais qui n’est plus vraiment pertinente pour une majorité de personnes depuis quelques siècles.
Les choses ont changé en Amérique du Nord. À tel point, qu’aujourd’hui, on peut dire que la phrase de Descartes prend tout son sens. Les employés exigent le respect, ils veulent être appréciés et reconnus pour ce qu’ils pensent et ce qu’ils sont. Et aujourd’hui, ils peuvent se permettre de quitter une entreprise qui ne répond pas à ces besoins individuels de base, parce qu’ils savent que les programmes sociaux sont là pour les protéger.
Posez-vous la question suivante : accepteriez-vous de continuer à travailler pour une entreprise qui ne vous respecte pas ou qui n’apprécie pas ou ne reconnaît pas votre travail? Les statistiques démontrent qu’aujourd'hui la plupart des gens qui quittent leur emploi le font sans tenir compte du salaire qu’ils gagnent.
Les circonstances ont bien changé. Par conséquent, je crois que la hiérarchie de Maslow doit être mise à jour et, qu’aujourd’hui, ce sont les besoins individuels de base qui devraient figurer au premier niveau de la pyramide.
Syndiquer le contenu
Plan du site | POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ | DROITS D'AUTEUR © RIDEAU INC.