Reconnaître les gens. Insuffler ce désir de dépassement.
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lundi, 26 septembre, 2011
En tant que chef, favorisez-vous le chacun-pour-soi ou le travail d’équipe?Ma femme Francine, ma plus jeune fille Veronica et moi-même revenons tout juste de nos vacances estivales. Notre voyage a été extraordinaire. Nous nous sommes envolés vers Rome où nous avons séjourné quelques jours. Puis, nous avons fait une croisière de 12 jours sur la mer Méditerranée, qui s'est terminée à Venise. Nous y sommes restés quelques jours et avons fini notre périple à Paris, une de nos villes préférées. Nous avons marché des heures et des heures tous les jours et avons fait de fabuleuses découvertes. Nous sommes revenus à la maison fatigués physiquement, mais ragaillardis mentalement. La croisière a été agréable, mais non sans surprises. Habituellement, nous allons dans les Caraïbes, mais cette fois-ci, nous avons choisi la mer Méditerranée pour visiter des endroits que nous ne connaissions pas. Comme le bateau quittait Civitavecchia, un port de Rome, et qu'il accostait dans d’autres ports en Italie, ainsi qu'à Monaco, en Grèce et en Croatie, nous nous attendions à ce que toutes les communications soient multilingues; après tout, lors de notre dernière croisière dans les Caraïbes, chaque message était diffusé en anglais, en français, en italien, en allemand et en espagnol. Or, à notre très grande surprise, la seule langue utilisée sur ce bateau était l’anglais! Les capitaines de la plupart des bateaux sur lesquels nous av Mais ce qui était le plus étrange, c'était la tournure de ses communications. Toutes les bonnes nouvelles étaient transmises au moyen de la première personne du singulier, soit le « je », tandis que toutes les mauvaises nouvelles, par exemple, le fait de ne pas pouvoir accoster à un port ou un départ retardé, étaient transmises au moyen de la première personne du pluriel, soit le « nous ». Francine et moi avons également noté que ses messages écrits à l’intention des passagers suivaient la même règle. Au début, nous avons cru que nous étions les seuls à avoir remarqué cette tournure particulière, mais ce n'était pas le cas. Nous avons entendu d’autres passagers faire la même remarque. Il est fort probable que nous ne ferons plus appel à ce croisiériste, car si les services offerts sur ce bateau devaient être de la plus grande qualité, en réalité ils n'étaient vraiment pas à la hauteur. En outre, la tension était palpable parmi les membres de l’équipage. Nous nous sommes demandé si le style de gestion du capitaine – une gestion axée sur le chacun-pour-soi et non sur le groupe – n’affectait pas l’équipage. Est-il possible que l’attitude négative des membres de l’équipage soit attribuable à l’absence de toute reconnaissance de la part du capitaine pour tous les points positifs de la croisière? Un vrai chef sait partager la responsabilité avec son équipe; il lui arrive même de lui donner tout le mérite quand les choses vont bien. Dans le même ordre d’idées, un vrai chef sait assumer sa propre responsabilité quand les résultats ne répondent pas aux attentes. Notre capitaine n’a adopté aucune de ces deux approches, et le travail de son équipe en a souffert. Une bonne gestion est un travail d’équipe, et elle peut rarement être attribuée à une seule personne. |