Reconnaître les gens. Insuffler ce désir de dépassement.
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lundi, 21 novembre, 2011
Ce n’est pas qu’une question d’argent… la pyramide de Maslow est dépasséeTout professionnel des RH connaît la pyramide de classification hiérarchique des besoins de Maslow. Le psychologue américain Abraham Maslow l’a présentée pour la première fois en 1943 dans un article intitulé « A Theory of Human Motivation ». Il a ensuite développé sa théorie dans un livre, publié en 1954, intitulé Motivation and Personality (traduction française : Devenir le meilleur de soimême : besoins fondamentaux, motivation et personnalité). L’image, cicontre, illustre sa théorie de base.
![]() Je crois que la pyramide de Maslow doit être mise à jour, du moins en ce qui concerne l’Amérique du Nord.
Laissez-moi-vous expliquer. La théorie de Maslow a déjà eu sa raison d’être en Amérique du Nord. En fait, elle s’appliquerait aujourd’hui encore dans certaines régions du monde.
Mais les choses ont beaucoup changé en Amérique du Nord depuis 1943.
Selon Wikipédia, en 1945, près de 36 % des travailleurs américains étaient membres d’un syndicat. Or, ce nombre n’a cessé de chuter depuis la fin des années 1940. En 2008, le Bureau of Labor Statistics établissait la moyenne des travailleurs syndiqués à seulement 12,1 %.
Comment expliquer ce déclin?
Je crois que ce déclin s’explique par le fait que la société a changé et que le gouvernement a édicté des lois qui reflètent la volonté du peuple. Les syndicats ont perdu du terrain lorsque les gouvernements ont créé l’assurance emploi, l’aide sociale, l’assurance maladie, la sécurité de la vieillesse, les pensions de l’État et toute une gamme d’autres programmes protégeant les besoins de base de la majorité des gens. Et ces programmes, pour la plupart, sont applicables que la personne travaille ou non.
Il est vrai que dans certaines régions du monde, où les besoins humains de base ne sont pas satisfaits, la classification hiérarchique de Maslow s’applique toujours. Mais, à mon avis, aujourd’hui en Amérique du Nord, les besoins physiologiques ne constituent plus les fondations de la hiérarchie de Maslow. Il s’agit d’autre chose… quelque chose qui remonte à l’existentialisme.
René Descartes est un philosophe français qui a vécu de 1596 à 1650. Il est souvent appelé le « père de la philosophie moderne » et ses écrits sur l’existentialisme sont encore étudiés de nos jours. Son énoncé le plus célèbre est sans aucun doute le fameux « je pense, donc je suis », une maxime intéressante, soit, mais qui n’est plus vraiment pertinente pour une majorité de personnes depuis quelques siècles.
Les choses ont changé en Amérique du Nord. À tel point, qu’aujourd’hui, on peut dire que la phrase de Descartes prend tout son sens. Les employés exigent le respect, ils veulent être appréciés et reconnus pour ce qu’ils pensent et ce qu’ils sont. Et aujourd’hui, ils peuvent se permettre de quitter une entreprise qui ne répond pas à ces besoins individuels de base, parce qu’ils savent que les programmes sociaux sont là pour les protéger.
Posez-vous la question suivante : accepteriez-vous de continuer à travailler pour une entreprise qui ne vous respecte pas ou qui n’apprécie pas ou ne reconnaît pas votre travail? Les statistiques démontrent qu’aujourd'hui la plupart des gens qui quittent leur emploi le font sans tenir compte du salaire qu’ils gagnent.
Les circonstances ont bien changé. Par conséquent, je crois que la hiérarchie de Maslow doit être mise à jour et, qu’aujourd’hui, ce sont les besoins individuels de base qui devraient figurer au premier niveau de la pyramide.
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